1932. France : Albert Lebrun président,
Céline : Voyage au bout de la nuit.
Jules Romains : début des Hommes de bonne volonté.

Ravel : 57 ans. 5 janvier : création, à Vienne, du Concerto pour la main gauche, Paul Wittgenstein en soliste, Orchestre Symphonique direction du strasbourgeois Robert Heger (devenu familier de Richard Strauss à Munich : créateur de Capriccio en 1941), à la Grosser Musikverein Saal. Ravel est alerté que Wittgenstein aurait apporté des modifications à son texte : vive réaction du compositeur. 14 janvier : Festival Ravel salle Pleyel. Concerts Lamoureux sous la direction de Pedro de Freitas Branco, lequel laissera la baguette au maître pour la création triomphale du Concerto en Sol avec Marguerite Long (Ravel dirige également Pavane pour une Infante défunte et Boléro). Tournée immédiate dans toute l’Europe, en compagnie de Marguerite Long (Londres, Bruxelles, Prague, Vienne, Budapest, Bucarest, Varsovie, Berlin, Amsterdam).

Au retour : vacances à Saint Jean de Luz. Nouveau projet de ballet à l’ intention d’Ida Rubinstein : Morgiane d’après Ali Baba et les quarante voleurs. Commande d’une musique pour un film que G.W. Pabst doit tourner en France : Don Quichotte, adapté par l’hispanisant Alexandre Arnoux, avec Chaliapine dans le rôle principal. Plutôt qu’un « accompagnement », Ravel envisage d’écrire trois « chansons » qu’on entendra en « off » et dont il demande le texte à Paul Morand, connu à la Revue blanche et retrouvé à Montfort l’Amaury : Don Quichotte à Dulcinée, Mt. 110, sera la dernière œuvre achevée de Maurice Ravel. 9 octobre : à quelques mètres de l’Hôtel d’Athènes, Ravel est victime d’un banal accident de taxi dont il se tire avec